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Musée des Blindés

Salle Pacte de Varsovie

Salle Pacte de Varsovie

Les soviétiques ont eu foi très tôt dans les blindés, éclairés peut être par les essais effectués chez eux par les allemands pour contourner les contraintes du traité de Versaille. Réalistes, ils croient aux vertus de la rusticité et du nombre.

Ayant évalué que la durée de vie moyenne d'un moteur de char de combat était de moins de 45 minutes, ils se refusent à peaufiner leurs mécaniques comme les aglo-saxons. On fait rustique, simple, robuste et de plus, on standardise, ce raisonnement ne concernant pas que les moteurs.

La simplicité des matériels facilite la production. Dès 1941, alors que la Wehrmacht approche de Moscou, les usines d'armements sont transférées au delà de l'Oural. Six mois plus tard, elles produisent déjà plus que les anciennes, entre 1000 et 1200 chars par mois.

Au début du conflit, les Russes ne disposent que de chars dérivés de modèles étrangers, anglais notamment. Même leur blindé le plus réussi, le T34, est inspiré très largement d'une étude américaine, celle du Medium Tank T 3 de Walter Christie, que les états unis ont refusée.

Salle Pacte de Varsovie2

Nous sommes dans les années trente : que les américains feraient-ils d'un char d'assaut ? Deux des neuf exemplaires produits sont acquis par les soviétiques qui l'industrialisent rapidement sous le sigl BT (Bystrokhodnij, tank ou char rapide). Comme le Panzer I, il sera soumis à l'épreuve du feu en Espagne.

La paix revenue, le Pacte de Varsovie s'organise et la "guerre froide" s'installe. Dans ses plans d'une éventuelle invasion de l'Europe de l'ouest, l'Union Soviétique conserve une place privilégiée aux blindés et développe des modèles correspondant aux nouvelles données du combat moderne. Elle en exporte dans tous les pays de sa zone d'influence (notamment dans les pays arabes) et les divers conflits locaux prouvent que ces matériels ont conservé les qualités de leurs prédécesseurs.


Engins

  • T34_85

    Armé d'un canon de 85 mm et alourdi de 4 tonnes de blindage, le T34-85 est en fin 1943, la dernière évolution du T34-76 d'origine qui fit dire au général Guderian qu'il était le meilleur char du monde. Pesant 35 tonnes au lieu de 26,5 en conservant le même moteur Diesel de 600 CV, cette version perdit un peu de mobilité mais ses qualités de robustesse et de rusticité restaient...

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  • T72

    Le T72 est le plus récent char soviétique comptant dans la collection du Musée qui l'a récupéré en Allemagne de l'Est au moment de la chute du mur de Berlin. Produit à partir de 1971, largement diffusé dans les satellites de l'URSS et les pays arabes, il a combattu pour la première fois au Sud-Liban en 1982. Cet engin moderne, équipé NBC (Nucléaire, Bactériologique, Chimique),...

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